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Sort des Maliens établis dans les pays de la CEDEAO : les assurances du ministre Abdoulaye Diop

 Le Mali, le Burkina et le Niger se sont retirés, dimanche 28 janvier, de la CEDEAO, dénonçant des actes hostiles de l'organisation communautaire.


Après son retrait de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), au même titre que le Burkina et le Niger, le gouvernement de transition du Mali a tenu un conseil extraordinaire des ministres lundi 29 janvier, sous la direction du colonel Assimi Goita, chef de l'Etat. A cette occasion, les autorités maliennes sont revenues sur les raisons qui ont motivé cette décision historique.


Au sortir de la réunion, le ministre des Affaires étrangères et des Maliens de l'Extérieur, Abdoulaye Diop a déclaré que « la CEDEAO est devenue progressivement une menace » pour les trois pays. « Elle est instrumentalisée contre les institutions de nos pays, contre nos Etats, contre nos populations avec l’imposition de mesures coercitives qui ont un impact sur nos populations et même des menaces d’intervention militaire contre nos pays pour une organisation que nous avons créée », explique le chef de la diplomatie malienne.





Donc pour M. Diop, « nos pays ont intérêt à être plus hors de la CEDEAO » et de « ses actions de déstabilisation pour pouvoir nous réorganiser et tirer profit de toutes les opportunités qui se présentent pour pouvoir travailler avec les pays qui le souhaitent ». Chose qui ne devrait pas être difficile à l'en croire, rappelant dans la foulée que « nous avons existé avant la CEDEAO et nous allons continuer notre cheminement ».


Dans ce sillage, le ministre Abdoulaye Diop a indiqué que « le Conseil extraordinaire a dessiné les éléments pour qu’on puisse travailler» aux fins d’atteindre « l’objectif recherché en matière de sécurité, de développement économique », soulignant que « le défi n’est pas hors de portée de notre pays ». Ce, d’autant plus que « notre pays n’est pas seul non plus ». Le ministre de rappeler que le Mali, le Niger et le Burkina travaillent dans le cadre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) créée en septembre 2023 « pour renforcer la coopération politique et sécuritaire entre nos pays ».


Le retrait du Mali, notifié à la Commission de la CEDEAO lundi, ne sera pas sans conséquence pour les ressortissants maliens installés dans les pays de l’organisation communautaire. Mais pour le ministre Abdoulaye Diop, « il n’y a pas d’inquiétude » à se faire à ce niveau. « Nous avons des discussions avec les 16 sur le plan bilatéral pour voir dans quelle mesure nous pouvons prendre en charge le sort de nos compatriotes dans ces pays comme celui de leurs ressortissants dans notre pays », a-t-il tenté de rassurer.


I-Sahel

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